Perspectives d'avenir

Dépistage :

Il est très discuté. Le risque épidémiologique est identique à celui de la toxoplasmose. Serait ce un choix économique ?

Des médecins refusent le dépistage d'un virus chez toutes les femmes enceintes. Réagissant à une campagne d'information, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof) a pris position contre le dépistage systématique de l'infection par le cytomégalovirus (CMV) chez les femmes enceintes (2002). Les responsables de ce collège, qui réunit la grande majorité des spécialistes de gynécologie obstétriqueont alors demandé au ministère de la Santé de préciser, sur ce sujet, quelle conduite ils devaient tenir . Pour les obstétriciens, la détection systématique du cytomégalovirus pourrait conduire à des interruptions médicales de grossesse injustifiées...

Puis l'ANAES est intervenue avec les préconisations suivantes (2004) : La fréquence et la gravité de l'infection fœtale, notamment suite à une infection maternelle secondaire, sont mal documentées et l'ampleur des complications à long terme est mal connue ; Il n'existe pas de traitement préventif ou curatif de l'infection à CMV et la seule intervention pour diminuer l'incidence des complications graves chez l'enfant est, en 2004, l'interruption médicale de grossesse (IMG).

retrouvez le rapport de l'ANAES ici

Et depuis 2004 ? rien ! Pourtant de nombreux hopitaux proposent déjà le dépistage systématiques et surtour sensibilisent les futures mamans ! d'autres pays européens pratiquent le dépistage systématique (Belgique, Roumanie...)

Les traitements

Pour la femme enceinte

A ce jour, il n’existe aucun traitement avéré.

Deux traitements sont actuellement à l’étude, dont un particulièrement prometteur à base de gammaglobulines, quant au second, il s’agit d’une réflexion approfondie sur l’élaboration d’un vaccin.

Donc le meilleur traitement dont nous disposons à l’heure actuelle est la prévention par des mesures d’hygiènes car celles-ci permettent de diminuer de 5 à 10 fois le risque de transmission au fœtus. Il faut se laver fréquemment les mains ; porter des gants en latex pour éviter d’être en contact avec des sécrétions corporels ; éviter les baisers sur la bouche ; utiliser toujours des couverts séparés et ne pas goûter le plat de son enfant ; ne pas prendre de bain avec son enfant et utiliser des serviettes différentes ; avoir des rapports sexuels avec préservatif même chez un couple stable etc.

Pour le nouveau-né

Il existe un traitement antiviral pour les nouveau-nés (4 semaines de Cymévan® en IV suivies de 4 semaines de Valganciclovir®, même traitement mais oral). Celui-ci n’est délivré que si le rapport bénéfice-risque le justifie, c’est-à-dire si la vie de l’enfant est en péril. De fait, il n’y a pas, à ce jour, suffisamment de recul pour déterminer les effets secondaires possibles à long terme de ce traitement.

 

Des vaccins sont à l'étude.

Les dernières nouvelles sont assez prometteuses mais n'attendons rien avant plusieurs années...

Des chercheurs américains semblent vraiment optimistes... espérons le !

Depuis longtemps des recherches sont faites pour développer un vaccin contre le CMV

Le professeur Paul Griffiths, du Centre de virologie de l'UCL et consultant honoraire du Royal Free, a déclaré: "De nombreux scientifiques pensaient qu'il serait impossible de fabriquer un vaccin contre le CMV. Le virus fonctionne en éludant le système immunitaire, de sorte qu'il serait également capable d'échapper à un vaccin. "

Dernièrement 140 transplantés rénaux à l'hôpital Hampstead ont été recrutés pour un essai clinique visant à stopper la transmission du cytomégalovirus (CMV).

Les résultats ont permis de montrer l'interruption de la transmission du CMV du donneur vers le receveur et donc qu'un vaccin permettrait non seulement d'aider dans les transplantations (greffes) mais aussi les futures mamans.

M. Griffiths a déclaré: «Sur la base de ces résultats, nous concluons qu'il pourrait être possible de faire un vaccin contre le CMV qui est capable de protéger contre cet agent pathogène important les patients transplantés, ainsi que les femmes en âge de procréer dont les bébés à naître peuvent être infectés par le CMV.